Si vous suivez un traitement GLP-1 et que vous avez vu passer les titres sur les faux stylos, la vérification utile n’est pas celle que l’on imagine. Ce n’est pas la couleur du plastique. C’est la provenance du stylo. En Europe, le sémaglutide (Ozempic, Wegovy) et le tirzépatide (Mounjaro, Zepbound) sont des médicaments soumis à ordonnance, délivrés uniquement en pharmacie sur prescription : un stylo arrivé par un site, un vendeur des réseaux sociaux ou un contact informel se trouve donc hors du circuit légal, quelle que soit son apparence.12
Les vérifications visuelles viennent ensuite, et l’affaire qui a traversé l’Europe en 2023 montre pourquoi. Pour le contexte clinique de ces médicaments, notre guide complet sur les fibres et les médicaments GLP-1 explique leur fonctionnement et leurs effets indésirables courants.
Que s’est-il passé en Europe en 2023 ?
Le 18 octobre 2023, l’Agence européenne des médicaments a informé les patients et les professionnels de santé de l’Union que des stylos préremplis faussement étiquetés Ozempic (sémaglutide, 1 mg) avaient été identifiés chez des grossistes de l’UE et du Royaume-Uni. Les stylos portaient un étiquetage en allemand et provenaient de grossistes situés en Autriche et en Allemagne.3
Le détail à retenir est la façon dont ils ont été repérés. Les stylos falsifiés portaient des numéros de lot, des codes 2D et des numéros de série issus de conditionnements authentiques d’Ozempic. Chaque boîte de médicament dans l’UE possède un code 2D et un numéro de série uniques, suivis dans un système électronique européen, et lors du scan des boîtes falsifiées, les numéros de série se sont révélés inactifs. C’est ce qui a alerté les opérateurs.3
Un code que l’acheteur ne peut pas contrôler lui-même : voilà ce qui séparait ces stylos du comptoir d’une pharmacie.
Le BfArM a pris la coordination de l’affaire le 11 octobre 2023 au titre de l’article 62, paragraphe 1, de la loi allemande sur les médicaments, et a précisé les conditionnements concernés : boîtes de 1 mg contenant trois stylos, code produit 04150153985573, avec le numéro de série 1946483405690 du lot MP5E511 et une péremption 07/2025, trouvées au stade du grossiste, ainsi qu’un second numéro de série, 1031002838555 du lot NP5G866 avec une péremption 12/2025, proposé aux grossistes mais jamais retrouvé dans le circuit. Ces deux lots étant des lots authentiques, le BfArM a précisé que toutes les boîtes de ces lots ne sont pas concernées.4
Que contenaient ces stylos ?
De l’insuline. Le 7 novembre 2023, le BfArM a indiqué que les premières analyses de Novo Nordisk n’avaient trouvé aucun sémaglutide dans la falsification identifiée et que le laboratoire officiel allemand CVUA Karlsruhe avait détecté de l’insuline dans les stylos concernés. L’hypothèse retenue était celle de stylos d’insuline réétiquetés, et de nouveaux conditionnements saisis allaient dans le même sens trois jours plus tard.4
Ce seul fait explique le tableau clinique observé dans trois pays. En Autriche, le BASG a signalé le 19 octobre 2023 qu’une personne avait été hospitalisée après usage d’un Ozempic présumé falsifié, avec une hypoglycémie et une crise convulsive comme effet indésirable grave rapporté, ce que le BASG a décrit comme un indice que le produit contenait indûment de l’insuline. Le 23 octobre, le signalement portait sur plusieurs personnes.5 Au Royaume-Uni, la MHRA a indiqué le 26 octobre 2023 avoir saisi 369 stylos Ozempic potentiellement falsifiés depuis janvier 2023, aucun avant cette date, et qu’un très petit nombre de personnes avaient été hospitalisées, avec notamment un choc hypoglycémique et un coma parmi les effets rapportés, ce qui oriente vers de l’insuline plutôt que du sémaglutide.6
Pourquoi des patients ont-ils été touchés en Autriche et nulle part ailleurs ?
Par une voie qui n’était pas une pharmacie. La position de l’EMA au 18 octobre 2023 était qu’aucun élément n’indiquait qu’un stylo falsifié ait été délivré à un patient par une pharmacie légale, ni qu’un dommage ait été rapporté.3 L’Autriche est le pays où des personnes ont malgré tout été touchées, et l’état des investigations de la police criminelle fédérale, tel que le BASG le rapporte, l’explique : le lot concerné a été obtenu par ces personnes auprès d’un médecin établi en Autriche, et les stylos préremplis provenaient vraisemblablement d’une source autre qu’une pharmacie. Le BASG a précisé qu’aucun élément n’indique que les produits falsifiés aient été délivrés à des patients par des pharmacies légales.5
Le schéma se répète partout où des falsifications sont apparues. Au Royaume-Uni, les stylos signalés par le public avaient été obtenus par ce que la MHRA appelle des voies non légitimes, c’est-à-dire toute voie n’exigeant pas l’ordonnance d’un prescripteur qualifié.6 En Italie, l’AIFA a indiqué le 4 septembre 2025 qu’aucun cas de produit falsifié infiltré dans le système de distribution italien n’avait été signalé, la structure de la chaîne légale rendant la chose pratiquement impossible.2 En Espagne, l’AEMPS indique qu’aucun médicament falsifié n’a jamais été détecté dans le circuit légal du médicament.7
Que cherchent exactement les vérifications physiques ?
Voici les différences publiées par les agences pour les stylos identifiés en 2023. Elles méritent d’être connues, avec la réserve de la section suivante.
Le mécanisme de dosage. Le BfArM décrit le stylo authentique comme ne contenant qu’une solution limpide dans une fenêtre sans échelle graduée, avec la dose affichée en mg. Les falsifications retrouvées jusqu’ici présentent, outre des écarts de couleur, un sélecteur de dose qui dépasse du stylo lors du réglage.4 L’alerte de l’OMS formule la même observation à sa manière : les stylos Ozempic falsifiés peuvent présenter une échelle qui sort du stylo au moment de régler la dose.8
Les quatre repères publiés en Autriche. Le BASG a diffusé la liste de la police criminelle fédérale : le bleu du stylo falsifié est plus foncé que celui de l’original ; la fenêtre d’inspection de la falsification est entièrement transparente, alors que celle de l’original est entourée de gris ; la bague de réglage de la dose peut être sortie sur la falsification, ce qui est impossible sur l’original ; et les aiguilles fournies mesurent toutes deux 4 mm, mais l’aiguille d’origine porte la mention 32G et celle de la falsification 31G.5
L’étui et l’étiquette. L’OMS ajoute deux contrôles qui ne demandent aucun stylo de comparaison : l’étiquette peut être de mauvaise qualité et adhérer mal au stylo, et l’étui peut comporter des fautes d’orthographe en face avant.8
Ce que chaque vérification peut et ne peut pas faire. Sources : BfArM, Rapid Alert System sur la falsification d’Ozempic, entrées du 11 octobre 2023 au 15 février 2024 ; BASG, information de sécurité du 19 octobre 2023 avec mises à jour des 23 et 31 octobre 2023 ; OMS, Medical Product Alert N°2/2024 du 19 juin 2024 ; EMA, actualité du 18 octobre 2023 et actualité EMA/HMA du 3 septembre 2025 ; ANSM, alerte du 9 septembre 2025.
Pourquoi la provenance est-elle la vraie vérification ?
Parce que les agences qui ont publié ces repères ont publié leurs limites, dans les mêmes communications.
Le BASG précise que les falsifications en circulation ne présentent pas nécessairement uniquement les caractéristiques illustrées et peuvent avoir un autre aspect.5 Le BfArM précise que sur le conditionnement extérieur, la falsification était difficile, voire impossible, à distinguer de l’original.4 Une vérification visuelle peut confirmer un soupçon. Elle ne peut pas innocenter un stylo.
Ce qui tient partout, en revanche, c’est la voie légale. L’ANSM le formule aussi nettement qu’aucune autre agence : les agonistes du récepteur GLP-1 ne sont disponibles que sur ordonnance et ne peuvent être dispensés qu’en pharmacie, dans toute l’Europe, et comme ils doivent obligatoirement être prescrits par un médecin, ils ne peuvent pas être vendus en ligne, même par une pharmacie. Si c’est le cas, c’est illégal.1 L’Espagne aboutit au même point par un autre chemin : selon le Real Decreto 870/2013, seuls les médicaments sans ordonnance peuvent être vendus à distance, uniquement par des pharmacies d’officine légalement autorisées et inscrites sur une liste, avec un pharmacien responsable et sans intermédiaire, le registre étant publié sur distafarma.aemps.es.7
Qu’est-ce qui a changé depuis 2023 ?
L’épisode du circuit de distribution s’est refermé. Le 15 février 2024, le BfArM a indiqué qu’aucun autre médicament falsifié n’avait été trouvé dans la chaîne légale allemande et a levé sa recommandation demandant aux pharmacies d’ouvrir et de contrôler chaque boîte d’Ozempic avant délivrance, le système securPharm déclenchant une alerte immédiate si un code Data Matrix connu est scanné une seconde fois.4
Le risque s’est déplacé en ligne. Le 3 septembre 2025, l’EMA, avec le réseau des chefs d’agences des médicaments, a alerté sur une forte hausse des médicaments illégaux commercialisés comme agonistes du récepteur GLP-1, tels que le sémaglutide, le liraglutide et le tirzépatide, vendus sur des sites frauduleux et promus sur les réseaux sociaux. Ces produits ne sont pas autorisés, peuvent ne pas contenir du tout la substance active annoncée et peuvent contenir des niveaux nocifs d’autres substances. Les autorités ont identifié des centaines de faux profils Facebook, de publicités et d’annonces de commerce en ligne, souvent hébergés hors de l’UE, certains détournant des logos officiels et de faux avals.9
L’EMA publie ses propres signaux d’alerte. Un produit est probablement illégal s’il est présenté comme avalisé par une autorité nationale ou s’il affiche les logos officiels d’une autorité nationale ou de l’EMA ; s’il est vendu via des sites non officiels ou des réseaux sociaux ; s’il est présenté comme supérieur aux traitements autorisés sans preuve scientifique ; s’il n’est pas disponible auprès de pharmacies ou de professionnels de santé autorisés ; ou si le site qui le propose ne porte pas le logo commun européen ou ne figure pas dans un registre national.9
Sur ce point des logos, l’ANSM est catégorique : des agences comme l’ANSM ou l’EMA n’apposent jamais leur logo pour certifier, valider ou vendre un produit de santé. Un logo utilisé de cette manière est un signe de fraude.1 L’EMA dit la même chose d’elle-même : ni l’EMA ni les autorités nationales n’avalisent ou ne promeuvent des produits ou des marques, et toute affirmation contraire est fausse.9
Comment vérifier une pharmacie en ligne européenne ?
Uniquement pour les médicaments qui ne nécessitent pas d’ordonnance, puisque ce sont les seuls à pouvoir être vendus ainsi. Pour ceux-là, le logo commun européen introduit par la directive sur les médicaments falsifiés est la seule vérification qui fonctionne de la même façon dans chaque État membre. Le logo est cliquable, il figure sur les sites de tous les vendeurs de médicaments de l’UE enregistrés auprès de leur autorité nationale, et un clic renvoie au registre du pays concerné. Vérifiez que le vendeur y figure, et n’allez pas plus loin s’il n’y est pas.10
Un détail échappe à plus de monde que le logo lui-même. Le drapeau national et le texte font partie intégrante du logo, et seuls les drapeaux des États membres de l’UE, ainsi que ceux de la Norvège, de l’Islande et du Liechtenstein, peuvent y figurer. Un logo affichant le drapeau européen n’est pas authentique.10 Au Royaume-Uni, hors de ce dispositif, la vérification équivalente est que toutes les pharmacies, y compris en ligne, doivent être enregistrées auprès du General Pharmaceutical Council.6
Que montrent les données européennes de signalement ?
Une étude évaluée par des pairs s’y est penchée directement. Une analyse d’EudraVigilance, la base européenne de pharmacovigilance, publiée dans Frontiers in Pharmacology en avril 2026, a trouvé que 234 des 47 819 signalements individuels concernant le sémaglutide entre 2018 et 2025 impliquaient une suspicion de produit contrefait, soit 0,49 pour cent des signalements. Parmi ces signalements, 89,3 pour cent étaient classés comme graves, contre 66,7 pour cent des autres, et 84,2 pour cent provenaient de l’extérieur de l’Espace économique européen. L’hypoglycémie était la réaction la plus disproportionnellement rapportée dans le groupe contrefaçon.11
Lisez ces chiffres pour ce qu’ils sont. Une base de signalement spontané compte des signalements, pas des stylos, et la part des signalements n’est pas la part des produits en circulation. Le signal d’hypoglycémie, lui, concorde avec ce que le laboratoire officiel allemand a trouvé dans les stylos.411
Que faire d’un stylo dont vous n’êtes pas sûr ?
Ne pas l’utiliser. L’EMA conseille de consulter la notice pour voir à quoi doit ressembler un stylo authentique et, si le vôtre ne présente pas les caractéristiques de l’original, de le rapporter immédiatement à votre pharmacie et de suivre les consignes de votre agence nationale.3
Si vous avez déjà utilisé un produit acheté en ligne, l’ANSM conseille de ne pas le réutiliser et de prendre conseil auprès de votre pharmacien ou de votre médecin, car les effets indésirables peuvent survenir à tout moment ; en cas d’effets inattendus ou graves, consultez un médecin ou un service d’urgence, et en cas de détresse vitale appelez le 15 ou le 18.1 L’OMS donne la même consigne dans son alerte.8
Signalez ensuite le stylo à l’agence de votre pays : l’ANSM en France, qui met aussi à disposition une voie de signalement pour les offres de vente vues en ligne ;1 la MHRA au Royaume-Uni, où les suspicions d’effets indésirables passent par le dispositif Yellow Card ;6 le BASG en Autriche, les signalements sur les médicaments non obtenus en pharmacie relevant de la police criminelle fédérale ;5 le BfArM et les autorités régionales en Allemagne ;4 l’AEMPS en Espagne ;7 et l’AIFA avec les Carabinieri NAS en Italie.12
Tout ce qui précède concerne un médicament, pas un complément alimentaire. Si votre sujet est plutôt les effets digestifs habituels d’une ordonnance authentique, c’est une autre question, et notre guide sur la prise de fibres avec un GLP-1 traite des horaires et de l’espacement qui aident.
Le stylo que vous n’aurez jamais à inspecter est celui qui vient d’une pharmacie, sur ordonnance.
Footnotes
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Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Alerte sur les risques associés à l’achat sur internet d’aGLP-1 contrefaits. Publié le 9 septembre 2025, mis à jour le 18 novembre 2025. https://ansm.sante.fr/actualites/alerte-sur-les-risques-associes-a-lachat-sur-internet-daglp-1-contrefaits. Les aGLP-1 ne sont disponibles que sur ordonnance et ne peuvent être dispensés qu’en pharmacie dans toute l’Europe, et ne peuvent pas être vendus en ligne, même par une pharmacie ; les produits vendus sur internet sont souvent contrefaits et peuvent ne pas contenir la substance active annoncée ou contenir des substances toxiques à des concentrations dangereuses ; les agences comme l’ANSM ou l’EMA n’apposent jamais leur logo pour certifier, valider ou vendre un produit de santé ; conseils de ne pas réutiliser un produit acheté en ligne, de prendre conseil auprès d’un pharmacien ou d’un médecin, et de consulter un médecin ou un service d’urgence en cas d’effets inattendus ou graves, le 15 (SAMU) ou le 18 (pompiers) en cas de détresse vitale. ↩ ↩2 ↩3 ↩4 ↩5
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Agenzia Italiana del Farmaco (AIFA). Warning about the rise in illegal medicines sold in the EU as GLP-1 receptor agonists, 4 septembre 2025. https://www.aifa.gov.it/en/-/allerta-aumento-farmaci-illegali-venduti-ue-agonisti-recettore-glp-1. Reprise du communiqué de l’EMA et du HMA ; l’AIFA indique que la structure de la chaîne légale nationale de production et de distribution rend l’infiltration de contrefaçons pratiquement impossible et qu’aucun cas de produit contrefait infiltré dans le système de distribution italien n’a été signalé à ce jour. ↩ ↩2
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European Medicines Agency. EMA alerts EU patients and healthcare professionals to reports of falsified Ozempic pens. Actualité, 18 octobre 2023. https://www.ema.europa.eu/en/news/ema-alerts-eu-patients-healthcare-professionals-reports-falsified-ozempic-pens. Stylos préremplis faussement étiquetés Ozempic 1 mg identifiés chez des grossistes de l’UE et du Royaume-Uni, étiquetage en allemand, provenant de grossistes d’Autriche et d’Allemagne ; numéros de lot, codes 2D et numéros de série authentiques, détectés parce que les numéros de série apparaissaient inactifs dans le système européen ; aucun élément, à cette date, indiquant une délivrance à des patients par des pharmacies légales ; conseils de consulter la notice, de ne pas utiliser un stylo suspect et de le rapporter à la pharmacie. ↩ ↩2 ↩3 ↩4
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Bundesinstitut für Arzneimittel und Medizinprodukte (BfArM). Fälschung des Arzneimittels Ozempic®. Rapid Alert System, entrées des 6 octobre, 11 octobre, 7 novembre et 10 novembre 2023 et du 15 février 2024. https://www.bfarm.de/DE/Arzneimittel/Arzneimittelinformationen/Rapid-Alert-System/Arzneimittelfaelschungen/Ozempic/_node.html. Coordination assurée par le BfArM au titre de l’article 62, paragraphe 1, de l’AMG depuis le 11 octobre 2023 ; conditionnements concernés de 1 mg (code produit 04150153985573, boîte de trois) : numéro de série 1946483405690, lot MP5E511, péremption 07/2025, et numéro de série 1031002838555, lot NP5G866, péremption 12/2025 ; aucun sémaglutide retrouvé, insuline identifiée par le CVUA Karlsruhe, hypothèse de stylos d’insuline réétiquetés ; le stylo authentique ne contient qu’une solution limpide dans une fenêtre sans échelle et affiche la dose en mg, les falsifications présentent des écarts de couleur et un sélecteur de dose qui dépasse ; falsification difficile ou impossible à identifier sur le conditionnement extérieur ; recommandation de contrôle de chaque boîte levée le 15 février 2024 sur la base de securPharm. ↩ ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6 ↩7
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Bundesamt für Sicherheit im Gesundheitswesen (BASG). Warnung vor gefälschtem Ozempic®, information de sécurité du 19 octobre 2023 avec mises à jour des 23 et 31 octobre 2023. https://www.basg.gv.at/marktbeobachtung/amtliche-nachrichten/detail/update-zur-warnung-vor-gefaelschtem-arzneimittel-ozempicr-1. Premier signalement d’une personne hospitalisée après usage d’un Ozempic présumé falsifié, avec hypoglycémie et crise convulsive, mis à jour le 23 octobre pour plusieurs personnes ; selon la police criminelle fédérale, le lot concerné a été obtenu auprès d’un médecin établi en Autriche, les stylos provenant vraisemblablement d’une source autre qu’une pharmacie ; aucun élément indiquant une délivrance par des pharmacies légales ; quatre repères d’identification (bleu plus foncé, fenêtre entièrement transparente au lieu d’un contour gris, bague de réglage de dose extractible, aiguille 31G au lieu de 32G pour une même longueur de 4 mm) ; mention explicite que les falsifications peuvent avoir un autre aspect ; voies de signalement enforcement@basg.gv.at et Bundeskriminalamt@bmi.gv.at. ↩ ↩2 ↩3 ↩4 ↩5
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Medicines and Healthcare products Regulatory Agency et Department of Health and Social Care. MHRA warns of unsafe fake weight loss pens. Communiqué, 26 octobre 2023. https://www.gov.uk/government/news/mhra-warns-of-unsafe-fake-weight-loss-pens. 369 stylos Ozempic potentiellement falsifiés saisis depuis janvier 2023, aucun auparavant ; signalements de faux stylos Saxenda obtenus par des voies non légitimes ; un très petit nombre de personnes hospitalisées, avec notamment choc hypoglycémique et coma parmi les effets rapportés, ce qui oriente vers de l’insuline plutôt que du sémaglutide ; le sémaglutide et le liraglutide sont soumis à ordonnance ; toutes les pharmacies de Grande-Bretagne, y compris en ligne, doivent être enregistrées auprès du General Pharmaceutical Council ; effets indésirables suspectés à déclarer via le dispositif Yellow Card. ↩ ↩2 ↩3 ↩4
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Agencia Española de Medicamentos y Productos Sanitarios (AEMPS). Información sobre la venta de medicamentos a través de sitios web y aplicaciones para móviles, ICM (MI) 13/2019, 7 août 2019, https://www.aemps.gob.es/informa/medIlegales/informacion-sobre-la-venta-de-medicamentos-a-traves-de-sitios-web-y-aplicaciones-para-moviles/ ; et Notificación de sospechas de medicamentos falsificados, https://www.aemps.gob.es/industria-farmaceutica/dispositivos-de-seguridad-de-medicamentos-de-uso-humano/notificacion-de-sospechas-de-medicamentos-falsificados/. Selon le Real Decreto 870/2013, seuls les médicaments non soumis à prescription peuvent être vendus à distance, la vente télématique de médicaments soumis à prescription est interdite, et la vente ne peut être réalisée que par une pharmacie d’officine légalement autorisée et inscrite sur la liste officielle, directement et sans intermédiaire, le registre figurant sur https://distafarma.aemps.es ; le Real Decreto 717/2019 fixe les obligations de notification des laboratoires, distributeurs et pharmacies, le répertoire national de vérification étant SEVeM ; l’AEMPS indique qu’aucun médicament falsifié n’a jamais été détecté dans le circuit légal espagnol. ↩ ↩2 ↩3
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World Health Organization. Medical Product Alert N°2/2024: Falsified OZEMPIC (semaglutide), 19 juin 2024. https://www.who.int/news/item/19-06-2024-medical-product-alert-n-2-2024—falsified-ozempic-(semaglutide). Trois lots falsifiés détectés au Brésil (octobre 2023), au Royaume-Uni (octobre 2023) et aux États-Unis (décembre 2023), fournis dans la chaîne réglementée ; moyens d’identifier un produit falsifié : vérifier le numéro de lot et de série, une échelle qui sort du stylo au réglage de la dose, une étiquette de mauvaise qualité adhérant mal au stylo, des fautes d’orthographe en face avant de l’étui ; conseil de consulter immédiatement un professionnel de santé après usage et de n’obtenir les produits que de fournisseurs autorisés. ↩ ↩2 ↩3
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European Medicines Agency et Heads of Medicines Agencies. Warning about sharp rise in illegal medicines sold in the EU. Actualité, 3 septembre 2025. https://www.ema.europa.eu/en/news/warning-about-sharp-rise-illegal-medicines-sold-eu. Forte hausse des médicaments illégaux commercialisés comme agonistes du récepteur GLP-1 (sémaglutide, liraglutide, tirzépatide), vendus sur des sites frauduleux et les réseaux sociaux ; peuvent ne pas contenir la substance active annoncée et contenir des niveaux nocifs d’autres substances ; des centaines de faux profils Facebook, publicités et annonces de commerce en ligne identifiés, souvent hébergés hors de l’UE, certains détournant des logos officiels et de faux avals ; liste publiée des signaux d’alerte ; l’EMA et les autorités nationales n’avalisent aucun produit particulier. ↩ ↩2 ↩3
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European Medicines Agency. Buying medicines online. https://www.ema.europa.eu/en/human-regulatory-overview/public-health-threats/falsified-medicines-overview/buying-medicines-online. Le logo commun introduit par la directive 2011/62/UE figure sur les sites de tous les vendeurs de médicaments de l’UE enregistrés auprès de leur autorité nationale ; le logo est cliquable et mène au registre national, où le vendeur doit figurer, et l’achat ne doit pas être poursuivi s’il n’y figure pas ; le drapeau national et le texte font partie intégrante du logo, seuls les drapeaux des États membres de l’UE, de la Norvège, de l’Islande et du Liechtenstein peuvent être affichés, et un logo affichant le drapeau européen n’est pas authentique. ↩ ↩2
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Zinzi A, Gaio M, Ruggiero R, Mascolo A, Riemma MA, Cipriani M, Laino LV, Berrino L, Rossi F, Capuano A. Unmasking counterfeit semaglutide: analysis of real-world safety data from EudraVigilance. Frontiers in Pharmacology, 29 avril 2026. DOI 10.3389/fphar.2026.1805842. https://www.frontiersin.org/journals/pharmacology/articles/10.3389/fphar.2026.1805842/full. 234 des 47 819 signalements individuels concernant le sémaglutide (0,49 pour cent) entre le 1er janvier 2018 et le 31 décembre 2025 impliquaient une suspicion de produit contrefait ; 89,3 pour cent des signalements liés à une contrefaçon étaient graves, contre 66,7 pour cent des autres ; 84,2 pour cent provenaient de l’extérieur de l’Espace économique européen ; rapport de cotes de notification pour l’hypoglycémie de 10,27 (intervalle de confiance à 95 pour cent de 6,38 à 15,87). ↩ ↩2
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Agenzia Italiana del Farmaco (AIFA). Medicinali online: in aumento le segnalazioni di prodotti contraffatti acquistati da canali non autorizzati, 12 avril 2021. https://www.aifa.gov.it/en/-/medicinali-online-in-aumento-le-segnalazioni-di-prodotti-contraffatti-acquistati-da-canali-non-autorizzati-1. En Italie, les suspicions de médicaments contrefaits doivent être signalées à l’AIFA et aux Carabinieri du Comando per la Tutela della Salute (NAS) ; les vendeurs à distance légaux de médicaments sans ordonnance sont identifiés par le logo commun et la liste du ministère de la Santé. ↩